Westland devint un constructeur aéronautique réputé après la guerre, principalement pour ses hélicoptères. Bien que des tentatives fussent également menées en Grande-Bretagne pour développer des hélicoptères fonctionnels (notamment des Saunders-Roe et des Bristol), Westland changea de cap et conclut un accord avec l'entreprise américaine Sikorsky. Dès lors, Westland construisit presque exclusivement les modèles de ce constructeur sous licence, généralement avec quelques modifications, la plus importante étant l'installation de la turbine Bristol Siddeley Gnome. Ils construisirent le Sikorsky S-51 sous le nom de Dragonfly, le S-55 sous le nom de Whirlwind, le S-58 sous le nom de Wessex, ainsi que le S-61 Sea King. Cette activité s'avéra rentable pour Westland, car les forces armées britanniques achetèrent de nombreux exemplaires de tous types, qui furent également exportés vers d'autres pays, dont un petit nombre pour le marché civil. Finalement, Westland absorba les divisions hélicoptères des autres constructeurs britanniques et resta le seul fabricant britannique d'hélicoptères.
Les premiers Whirlwinds (série 1) étaient des copies quasi exactes du S-55, mais Westland a ensuite introduit une version plus puissante, l'Alvis Leonides Major (série 2). Celle-ci a été suivie d'une version équipée de la turbine Gnome de Bristol Siddeley (plus tard Rolls-Royce) (série 3).
La Belgique n'utilise pas d'hélicoptères Westland Whirlwind, mais l'un d'eux est actuellement visible chez Foets, loueur à Beringen. Cet hélicoptère, de série XG576, est une version HAR.3 (avec un moteur américain) destinée au SAR, portant le numéro de construction WA/71. Il effectua son premier vol le 16 août 1955 et fut transféré à la Royal Navy le 23 septembre 1955. En 1967, il fut retiré du service et vendu à Bristow Helicopters, qui le fit convertir en Série 3 avec un turbomoteur Gnome. Le 14 décembre 1970, l'hélicoptère fut immatriculé G-AYNP et utilisé par Bristow comme hélicoptère de sauvetage pour les garde-côtes britanniques. De 1975 à 1977, il opéra en Afrique du Sud sous l'immatriculation ZS-HCY. À son retour en Grande-Bretagne, il fut reclassé G-AYNP. Il servit jusqu'en 1985, puis fut stocké à Redhill, la base de Bristow. Début 1994, le G-AYNP fut transféré au Musée international de l'hélicoptère (IHM) de Weston-super-Mare et fut radié la même année. L'IHM échangea le Whirlwind avec l'Aero Park Brandenburg à Diepensee, au sud de l'aéroport de Berlin-Schönefeld. Le parc, cependant, ne connut pas le succès escompté et ferma ses portes en 1999. Le terrain fut absorbé par l'aérodrome et, en 2000, le G-AYNP déménagea chez Verlag Druckerei Medienvertrieb Heinz Nickel, célèbre éditeur de livres et de magazines d'aviation, à Deux-Ponts. Son escale suivante fut le Sammler- und Hobbywelt d'Alten-Buseck en 2006, où il retrouva les couleurs de la Royal Navy. Le Fouga Magister MT48 belge faisait également partie de cette collection depuis 2007. En 2015, Piet Smedts acquit le Whirlwind (et en 2019, le MT48). Le Whirlwind a été stocké chez PS Aero à Baarlo, aux Pays-Bas, pendant plusieurs années. Piet Smedts achète et vend régulièrement des avions et en possède toujours plusieurs dizaines en stock.
En 2018, la société de location Foets a acquis le Whirlwind. Foets possède deux agences : Turnhoutsebaan à Tessenderlo et Korkdriestraat/De Weven à Beringen. Le Whirlwind a été installé sur le toit du bâtiment administratif de Beringen et est clairement visible depuis l'autoroute Hasselt-Anvers (E313), sur la gauche, juste après la sortie 26 Beringen.






