Dans une partie dégagée du cimetière (face à la rue) se dresse un monument sous lequel ont été inhumées les dépouilles des soldats tombés au combat lors des deux guerres mondiales (voir le texte sur le monument). L'un d'eux est celui du sergent Max Martin (né le 4 octobre 1918, 11e escadron de chasse).
Informations reçues de Georges Lecomte, le 23 mai 2010 : « L’ancien maire de Bonneville, rencontré au cimetière, m’a expliqué que seules les victimes de la Seconde Guerre mondiale étaient enterrées sous le monument, et il m’a accompagné jusqu’à la tombe de Max Martin, dont l’inscription est désormais clairement visible. Martin, décédé le 3 octobre 1918 à Beveren-Roeselare, a été abattu par le lieutenant Franz Piechulek de la Jasta 56, qui avait décollé de Kruishoutem. »
Complété par Rik Verhelle le 15 février 2016, informations tirées du livre « Beveren-Roeselare in the Great War » (pp. 133-134) de Gabriël Verbeke, publié en 2006 sous ISBN 90-5508-087-X
Martin Max est né à Bonneville le 1er juin 1895. Engagé volontaire au 10e régiment d'infanterie de ligne, il y reçut la Croix de l'Ordre de Léopold. Il fut ensuite transféré dans l'aviation au sein du 10e escadron de chasse. Le 4 octobre 1918, il décollait de l'aérodrome de « De Moeren » à bord d'un Nieuport 17 pour couvrir des avions de reconnaissance. Au-dessus de Beveren (Roulers), il fut intercepté par des chasseurs de la Jasta 56, basée à Rumbeke (Roulers). Le lieutenant Franz Piechuleck l'abattit et Martin Max s'écrasa dans un champ de chicorée à Beveren (Roulers). Les Allemands déposèrent son corps dans un hangar de la ferme de Charles Ghysel, après quoi il fut enterré avec les honneurs militaires sur le lieu du crash.
Début 1919, ses frères Maurits et Marcel découvrirent sa tombe et, grâce à l'intervention du secrétaire de mairie, Blondeel, le corps fut exhumé et ré-inhumé dans le cimetière voisin de l'église paroissiale. En novembre 1919, le corps fut de nouveau exhumé en secret, sans autorisation officielle, et transporté à Bonneville, à la demande de son père âgé.
Cela valut au greffier de la ville des ennuis pour profanation de tombe. Les trois hommes furent convoqués au tribunal pour répondre de vol de corps, mais le greffier Blondeel se défendit avec tant de véhémence que tous les accusés furent acquittés.


