Après la guerre franco-prussienne de 1870 (voir l'e-book de Dirk Tavernier, www.hangarflying.eu/2021/12/e-book-air-balloons-from-paris-in-belgium-and-the-netherlands/), durant laquelle les montgolfières furent utilisées avec succès pour des évasions de Paris, l'aérostation devint très populaire. Des aéronautes français et belges tels que Jean-Baptiste Glorieux (voir le nom de la rue dans la base de données, Warchin) et Adolphe Denys sillonnèrent notre région pour agrémenter les célébrations par des ascensions en montgolfière.
Les enterrés à Laeken aviateur Le dimanche 24 juin 1894, Adolphe Denys décolle de la place Liedts à Schaerbeek avec son ami Camille Fineau, chimiste à Laeken, à bord de son ballon Éclair. Une demi-heure plus tard, ils atterrissent à Leefdaal. Ils sont attaqués par des habitants mécontents de leur arrivée. Grâce à leur sang-froid, ils parviennent à se sortir d'une situation précaire. Adolphe Denys est un aérostier plutôt actif. En 1897, il tombe à la mer lors d'un vol et échappe de justesse à la noyade.
Adolphe Constant Denys (°Laeken, 10 juillet 1863 – †Laeken, 14 septembre 1934) et ses frères devinrent domestiques, mais Adolphe entrevoyait un avenir dans l'aviation. Il connut le succès et sa renommée grandit également aux Pays-Bas. Le comité d'organisation de l'Exposition universelle d'Amsterdam de 1895 lui demanda de concevoir un ballon captif, un ballon qui s'élevait régulièrement tout en restant ancré au sol. Les passagers pouvaient alors profiter un moment de la vue depuis la nacelle. L'Aurore d'Adolphe Denys s'élevait à 150 mètres d'altitude et était l'une des attractions principales de l'exposition.
Denys resta à Laeken et, après quelques années, il prit sa retraite de l'aérostation. Peu avant la Première Guerre mondiale, il construisit une maison avec atelier où il lança une entreprise de fabrication de moteurs et de composants de transmission.
La stèle représentant un ballon sur la tombe a malheureusement été brisée. Elle repose désormais au fond de la tombe, sur le côté. Un ballon est également gravé sur le devant de la tombe. Une pierre tombale porte son nom et celui de son épouse, ainsi que leurs dates de naissance et de décès.
Source : Tafofiel 66 (revue d'Epitaaf, association pour le patrimoine funéraire et l'art funéraire).
Le Soir.







