Ismaël Machellis Gabriël Taccoen, né à Leisele le 16 juillet 1886, décédé à Etampes le 21 juin 1915.
Malheureusement, nous ne savons pas grand-chose du parcours de Gabriel Taccoen, si ce n'est qu'il était ingénieur de formation. Le magazine français « l'Auto » annonçait son arrivée à l'école d'aviation Deperdussin à Bétheny, près de Reims, dans son numéro du 20 février 1913. Le 2 juin 1913, il obtenait sa licence de pilote belge numéro 72. Le Handelsblad du 6 juin 1913 rapportait que l'Aéroclub de Belgique avait homologué les licences de deux pilotes belges, dont « Gabriël Taccoen, qui avait obtenu sa licence le 29 avril dernier à l'aérodrome de Deperdussin ». Par la suite, on est sans nouvelles de Gabriel Taccoen. Il semble qu'il n'ait jamais possédé d'avion et n'ait jamais effectué de démonstrations. On peut supposer qu'en tant qu'ingénieur, il était suffisamment aisé pour apprendre à piloter, mais pas pour s'acheter son propre avion. De plus, l'intérêt pour l'aviation avait quelque peu diminué par rapport à 1910-1911, et les réunions et démonstrations étaient nettement moins nombreuses. Des pilotes comme le baron Pierre de Caters et Jules Tyck avaient déjà renoncé à l'aviation, trop coûteuse.
On ignore ce qu'il faisait au début de la guerre, mais en 1915, il commença sa formation de pilote militaire à la toute nouvelle école d'aviation militaire belge (fondée le 1er mai 1915) d'Étampes, au sud de Paris. Malheureusement, le caporal Gabriel Taccoen fut le premier à perdre la vie lors de cet entraînement : le 21 juin 1915, il s'écrasa sur un Farman MF-14. Il repose toujours dans le carré militaire belge du cimetière d'Étampes.
Gabriel Taccoen est commémoré sur le monument aux morts de la Première Guerre mondiale, dans son village natal de Leisele (aujourd'hui Alveringem). La colonne porte le nom du lieu où il est mort, orthographié Estampes, une ville française située entre Pau et Toulouse, dans le sud de la France.





