Sur le terrain du Fort 3 à Borsbeek se dresse aujourd'hui un monument commémorant les 230 membres d'équipage alliés morts pendant la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre, ils furent inhumés avec les honneurs militaires par les Allemands dans l'enceinte de l'ancien fort, au mémorial érigé par les Belges pour les morts de la Grande Guerre. Le fort étant fermé à la population locale, celle-ci ne pouvait pas s'y rendre pour honorer les morts.
L'équipage d'un Lancaster du 51e escadron de la RAF fut le premier à y être enterré le 29 juin 1943. La dernière inhumation d'un membre d'équipage par les Allemands fut celle du F/O William Mather du 49e escadron de la RAF le 22 juin 1944.
Mais après l'enterrement des équipages, suivirent ceux de Jack Warburton (Royal Artillery, décédé le 13 septembre 1944), Harold Harrington (Royal Welch Fusiliers, décédé le 11 septembre 44) et enfin Thomas Black (Army Catering Corps, décédé le 15 septembre 44).
Curieusement, le registre d'inhumation du CWGC pour Warburton indique le 11 septembre 1944 comme date de décès, tandis que le formulaire de rapport de concentration des tombes pour la réinhumation à Schoonselhof indique le 13 septembre 1944.
En 1945, ce cimetière provisoire fut évacué. Les soldats britanniques furent transférés au carré d'honneur de Schoonselhof, et les soldats américains à Neuville-en-Condroz. Certains membres d'équipage furent rapatriés. Le Belge Frédéric « Freddy » Boute fut transféré au carré d'honneur du cimetière bruxellois d'Evere. Le 21 décembre 1945, le cimetière de Fort 3 était entièrement évacué.
Le monument est une initiative de l'Association Nationale des Combattants de Borsbeek, en collaboration avec le Centre de Documentation de Borsbeek (DocC) et la commune.
C'est un monument simple mais très beau, le designer joue de manière très créative avec l'incidence de la lumière.
En raison des restrictions liées au Corona, le monument n'a pas encore été officiellement inauguré.
Sources:
-DocC
-Erlawerk VII Anvers-Mortsel 1940-1944, Jean Dillen, Le Guerrier, Erpe, 1993
-Jean Dillen







