En 1991, une guerre civile éclata en Somalie, pays africain. Une première mission de maintien de la paix des Nations Unies (ONUSOM) échoua dans sa tentative de rétablir la paix et de séparer les factions belligérantes. Fin 1992, les États-Unis proposèrent de prendre le contrôle du pays avec une force armée puissante. Cette opération fut baptisée « Restore Hope » (nom de code américain), mais d'autres pays y participèrent également, sous le nom générique de Force opérationnelle unifiée (FOU). La FOU commença ses opérations le 6 décembre 1992. Le gouvernement belge décida également de participer à cette opération. Le Régiment para-commando belge, fort de son expérience africaine, fut l'unité désignée pour mener cette opération sur le terrain. Il fut complété par des éléments de la Force aérienne légère, du génie, de la logistique, de la DOVO, etc.
Malheureusement, six soldats belges ont été tués lors des opérations en Somalie.
1e Le sergent Stefan Vandewyngaert 1 Para a été tué dans un accident le 10 mars 1993.
Deux jours plus tard, le 12 mars 1993, un véhicule belge heurta une mine à Hoosingoom. Parmi les cinq occupants, trois furent tués : le sergent Frédéric Boon (26 ans), 1er parachutiste, le caporal Dominique Jacob (28 ans), 3e parachutiste, et le caporal Eric Kaybanda Noël (25 ans), 3e parachutiste. Deux autres furent blessés : le sergent-chef Jean-Bernard Mahieu et le milicien Frédéric Deglin.
Nous avons trouvé un mémorial en l'honneur du caporal Dominique Jacob à Botassart (Ucimont, Bouillon). Et à Rixensart, une rue porte le nom d'avenue Lieutenant Frédéric Boon.
Le caporal Erik Alain Michiels du 3 Para a été impliqué dans un accident à Kismayo le 26 septembre 1993 ; il est décédé des suites de ses blessures le 26 février 1994.
Le sergent-chef pilote Jurgen Fraussen, du 18e bataillon d'hélicoptères antichars, est décédé le 3 octobre 1993 à Yoon-Toy (Kismayo). Son histoire a été relatée dans un article paru dans le numéro 2019 de « Het Oude Land van Aarschot », un magazine de la Société du patrimoine d'Aarschot. Lors d'un vol de reconnaissance à bord d'un hélicoptère Alouette II au nord de Kismayo, ils ont repéré des hommes armés. Le mitrailleur a tiré plusieurs coups de semonce, après quoi les hommes ont pris la fuite, abandonnant leurs armes. Les deux pilotes ont posé leur hélicoptère, et le sergent-chef Fraussen et le mitrailleur sont descendus pour récupérer les armes abandonnées. L'hélicoptère a ensuite redécollé pour surveiller la situation. Après avoir récupéré les armes, ils ont également inspecté les cabanes avoisinantes. Ils ont essuyé des tirs. Le mitrailleur a pu se mettre en sécurité mais le 1Sgt Fraussen a malheureusement perdu la vie.
Une plaque commémorative en hommage à ces six soldats tombés au combat a été dévoilée le mardi 29 octobre 2013 au Centre d'entraînement des parachutistes de Diest. Elle a depuis été transférée au quartier général des forces spéciales, dans le quartier Commandant de Hemptinne à Heverlee. Elle est désormais accrochée au bloc R, désormais appelé bloc Lt. Blondeel.
La famille du sergent-chef Stefan Vandewyngaert a offert une plaque commémorative, qui a été apposée sur le terrain de parade de la caserne du 1er régiment de parachutistes, dans la citadelle de Diest. Cette plaque a également été transférée à Heverlee, où elle a été apposée sur le terrain de parade.
Merci à Marc Daemen et « Fly » qui ont découvert où se trouvent désormais les deux plaques commémoratives et ont fourni les photos.





