Plaques commémoratives pour les travailleurs forcés et les prisonniers politiques belges

Le bunker V2 d'Éperlecques est situé à la lisière de la forêt, au nord du village d'Éperlecques, dans le Pas-de-Calais. Compte tenu de la portée limitée des V2 (environ 400 km), les sites de lancement devaient être situés au plus près de la zone cible (Royaume-Uni). Cependant, ils étaient également à portée des avions alliés.

En mars 1943, l'Allemagne nazie entreprit la construction, dans le nord de la France, d'un immense bunker V2, d'un site d'assemblage et de lancement, ainsi que d'une usine de production d'oxygène liquide. Une gare ferroviaire était également prévue pour la livraison des composants. En centralisant tout en un seul lieu, les nazis espéraient pouvoir lancer des fusées à haute fréquence. La structure mesurait 33 mètres de haut, 95 mètres de large et 216 mètres de long.

Le 16 mai 1943, un avion de reconnaissance de la RAF prit des photographies aériennes du site. Il devint rapidement évident que le bunker d'Éperlecques devait être détruit pour empêcher une attaque massive de V2 contre le Royaume-Uni. Le 29 juin 1943, la décision fut prise d'attaquer à la fois le site de recherche de Peenemünde pour les armes de représailles et Éperlecques.

185 avions de la 8e USAAF attaquèrent le bunker le 27 août 1943. Entre août 1943 et août 1944, le site fut bombardé pas moins de 25 fois, ce qui signifia que la construction ne fut jamais complètement achevée et qu'aucune fusée V-2 ne fut jamais lancée. La construction du bunker ne fut que partiellement achevée, principalement pour servir d'usine d'oxygène liquide pour les moteurs-fusées V-2.

Après le bombardement du 27 août 1943, les Allemands comprirent que le Blockhaus d'Éperlecques était devenu trop vulnérable aux bombardements et les travaux furent interrompus. La construction reprit en novembre de la même année, grâce à une technique de construction unique. Une lourde toiture en béton fut d'abord coulée, puis soulevée par vérins hydrauliques. Ce n'est qu'ensuite que l'ensemble de la structure fut muré. Ainsi, les structures furent mieux protégées des bombardements. Néanmoins, les Allemands durent finalement admettre qu'il était impossible de construire un bunker bien protégé pour y assembler les V2, préparer le carburant et lancer les armes. Le projet fut donc abandonné, et les Allemands commencèrent à utiliser des unités de lancement mobiles moins vulnérables, des « Meillerwagens » pour transporter les V2 vers des plateformes de lancement moins visibles. À l'arrivée des Alliés à Éperlecques en septembre, le bunker avait été évacué.

Le Bunker d'Eperlecques est aujourd'hui un musée (www.leblockhaus.com).

Il existe deux plaques commémoratives pour les travailleurs belges à Éperlecques : l'une sur le monument à l'entrée du domaine, et la seconde sur un bunker plus petit. Ce dernier se trouve à droite, derrière le grand bunker, derrière la grue Demag et à côté du train de marchandises dans les bois.

Merci à Steven Volckaerts.

 

Images : © Steven Volckaerts
Date d'inscription :
6/8/2021
Localisation:
Plaques commémoratives pour les travailleurs forcés et les prisonniers politiques belges
Adresse:
Rue des Sarts, Éperlecques. Plaque commémorative sur le monument à l'entrée du domaine. Une seconde plaque est accrochée sur un bunker plus petit, à droite du grand bunker, derrière la grue Demag.
Longitude:
2°10'56.4″E
Latitude:
50°49'36.5″N

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