Plaque commémorative Adj Vl Allaeys – Piasecki H-21 FG-378

Lors d'une mission humanitaire au Congo, l'équipage du Piasecki H-21 FG-378 fut porté disparu le 27 juin 1965. L'adjudant Frans Allaeys (copilote) disparut avec l'adjudant Robert Jacobs (pilote commandant de bord) et le capitaine Raymond Bordon (mécanicien navigant) lors d'un vol entre Stanleyville et Buta. Malgré les recherches, aucune trace de l'équipage ni de l'hélicoptère ne fut retrouvée.

 

Ce dimanche-là, l'équipage avait reçu l'ordre de voler de Stanleyville à Buta pour récupérer des religieuses sauvées des rebelles Simba. Le mauvais temps les a contraints à interrompre le vol.

 

Les membres de l'équipage furent déployés en 1965 par la Force aérienne belge dans le cadre de sa coopération technique avec le Congo, indépendant depuis seulement cinq ans, mais encore en proie à de graves troubles. Pour combattre les nombreuses rébellions qui sévissaient dans le pays, les États-Unis avaient fourni au Congo, entre autres, de vieux hélicoptères Piasecki H-21. La Belgique fournissait les équipages, mais les pilotes belges ne connaissaient absolument pas ces appareils et étaient insuffisamment formés. De plus, les Piaseckis avaient mauvaise réputation.

 

On n'entendit plus parler du Piasecki H-21 FG-378 jusqu'à ce que l'expédition militaire belge « Buta 65 » récupère l'épave de l'hélicoptère le vendredi 30 novembre 2010 au matin. Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, annonça la découverte. Il avait dépêché l'expédition après que son prédécesseur, André Flahaut, eut initialement refusé de telles recherches.

 

Des parachutistes de l'armée belge, accompagnés de soldats congolais, ont pénétré dans la forêt équatoriale congolaise pour mener des recherches. L'opération n'était certes pas aisée et a nécessité une préparation longue et minutieuse. L'initiative des recherches est venue de l'ancien pilote de l'armée de l'air Poly Stevens, qui, en 1995, a été le premier à localiser le lieu présumé du crash de l'hélicoptère. À l'instar des familles des victimes, il était indigné que les trois membres d'équipage belges disparus n'aient jamais reçu de lieu de repos définitif.

 

Grâce aux données d'identification récupérées, l'armée était certaine que les restes appartenaient au FG-378. Les pièces récupérées ont été rapatriées en Belgique. Les restes de l'équipage n'ont pas été retrouvés pendant de nombreuses années après l'accident.

 

Le 1er février 1989, l'état-major décida de rebaptiser la caserne de Coxyde « Base Adjudant Pilote Frans Allaeys ». À l'initiative du lieutenant-colonel Peelaers, commandant du corps, une plaque commémorative fut inaugurée à l'entrée de la caserne le 27 septembre 1990. Ce petit monument se trouve à l'angle de la première rue à gauche, derrière la porte principale de la caserne de Coxyde (non pas de la base elle-même, mais du quartier administratif). Des commémorations y furent organisées à plusieurs reprises. En 2006, l'inscription était à peine lisible.

 

Soixante ans plus tard, le vendredi 27 juin 2025, l'accident a été commémoré à nouveau en présence des familles des victimes, des autorités militaires et civiles, d'organisations patriotiques et d'autres personnalités. Une nouvelle plaque de cuivre a été apposée sur le piédestal. La cérémonie a débuté après le survol d'un NH90. Dans son discours, le général Gérard Van Caelenberge a rendu hommage à l'équipage du FG-378 et à l'équipe de récupération. Il a souligné que les soldats belges tués à l'étranger ne sont jamais abandonnés, mais toujours rapatriés dans leur pays d'origine.

 

Après la cérémonie, les participants ont pu visiter une exposition passionnante retraçant l'histoire tragique de l'équipage du Piasecki. Des pièces récupérées du FG-378 étaient également exposées.

Images : © Daniel Brackx, 30/06/2006 | © Frans Van Humbeek, 27/6/2025
Date de l'événement :
27/06/1965
Date d'inauguration :
27/09/1990, 27/6/2025
Date d'inscription :
02/07/2006
Propriétaire:
Force aérienne belge
Localisation:
Adjudant pilote de base F. Allaeys
Adresse:
Base aérienne de Coxyde. Terrain militaire, non ouvert au public. À une cinquantaine de mètres après le contrôle d'accès à l'entrée principale.
Longitude:
2°38'14.6″E
Latitude:
51°06'07.7″N

COMMENTAIRES