Site d'antenne, familièrement appelé « radar », également connu sous le nom de Denderhoutem

Un nouveau commissariat de police devrait être construit sur le site du radar de Kerksken-Denderhoutem. La municipalité entend en faire un projet durable impliquant l'utilisation d'éoliennes. Tôt ou tard, les deux mâts (surnommés localement le « Radar ») disparaîtront probablement. (Infos : Guido Van Rossen, Denderhoutem)

Info 10 mai 2009 :
Le site radar deviendra bientôt la propriété de la commune de Haaltert. Il n'est pas encore certain que ce site accueillera un nouveau commissariat de police.

Guido van Rossen, de Denderhoutem, porte un intérêt particulier à ce site historique. Il met tout en œuvre pour lui trouver une nouvelle vocation. Le texte suivant a notamment été adressé à l'exécutif communal de Haaltert.

L'avenir du «radar» à Haaltert

Chaque jour, de nombreux habitants de Haaltert utilisent encore le nom « le Radar », ne serait-ce que pour expliquer l'emplacement d'une rue du quartier. Ce nom est comme un mot parmi d'autres dans notre dictionnaire local. Le Radar est notre propriété collective. Les deux mâts, un repère dans le paysage depuis 1958, sont un spectacle familier à Haaltert. Chaque décennie, la tour a su s'adapter aux besoins changeants de la population. Pourra-t-elle en faire autant à l'avenir ?

Le développement de l'aviation civile dans les années 1950 a rendu nécessaire la surveillance des voies d'approche du nombre toujours croissant d'avions en provenance de Zaventem. C'est pourquoi le point culminant, situé entre Kerksken et Denderhoutem, culminant à plus de 70 mètres d'altitude, a été choisi pour l'installation du radar. La vue panoramique sur la région est époustouflante. Le petit mât de 25 mètres de haut abritait un radar à antenne rotative permettant de déterminer la position des avions en approche. Le grand mât de 60 mètres assurait une liaison radio avec Zaventem. Pour l'Exposition universelle de 1958 à Bruxelles, une démonstration fut organisée. Une antenne de réception temporaire fut installée à proximité du Palais Sept de l'Expo afin que les nombreux visiteurs puissent découvrir cette nouvelle technologie.

Dans les années 1960, le radar était également utilisé pour un service de radiomessagerie dans toute la Belgique. Ce service de télécommunication sans fil permet d'envoyer de courts messages numériques unidirectionnels – des SMS avant l'heure, en quelque sorte. Les récepteurs étaient aussi volumineux qu'un gros livre. Belgacom a lancé un service de radiomessagerie en 1966. En 1989, un nouveau réseau de radiomessagerie de deuxième génération a été mis en service. Avec cette deuxième génération, les récepteurs, appelés « pagers », ont atteint la taille d'une boîte d'allumettes. Le site a également été utilisé pendant des années au sein du réseau radio international d'Interpol pour lutter contre la criminalité transfrontalière. Chaque année, le grand mât sert encore de station relais pour transmettre les signaux vidéo du Tour des Flandres à la tour de Leeuw-Saint-Pierre. Aujourd'hui, le grand mât est principalement utilisé par deux fournisseurs GSM, Mobistar et Proximus, pour leurs réseaux GSM.

La municipalité doit encore acquérir le terrain pour la construction d'un commissariat. Bien que la construction d'un commissariat ne soit pas encore certaine, cela ne devrait pas l'empêcher de définir une seconde vocation claire pour le radar. Espérons que l'utilisation actuelle du site ne soit pas prémonitoire. Actuellement, la municipalité utilise le terrain pour stocker des palettes de briques, des canalisations d'égout excédentaires et des camions chargés d'herbe coupée et de déchets verts. La salle du radar est remplie de scènes, de chaises, de barrières et de toutes sortes d'objets festifs. Espérons que ce phénomène soit temporaire.

Natuurpunt Haaltert espère que le conseil municipal reconnaîtra enfin qu'il s'agit d'un exemple de patrimoine industriel unique en Belgique. Pourquoi ne pas, par exemple, transformer la maison du concierge, encore en bon état, en office de tourisme ? Pourquoi ne pas utiliser le local où se trouvait l'équipement radar comme musée et espace d'accueil, tout en préservant l'équipement pour l'avenir ? Les revenus provenant de l'utilisation des deux opérateurs de téléphonie mobile devraient permettre l'entretien des deux pylônes et même de quelques autres éléments. Dans cette optique, il convient également d'envisager des mesures de restauration pour sécuriser l'ascension de la grande tour. La vue panoramique sur les vallées du Molenbeek et de la Dendre est à couper le souffle et mérite absolument une visite. Le tourisme de nature et de paysage est en plein essor. Si tel est le cas, la combinaison avec le rayonnement des installations de téléphonie mobile devrait être soigneusement évaluée. Le garage est en bon état et devrait être suffisamment spacieux pour entreposer les objets de valeur de la commune. Selon la province de Flandre-Orientale, les deux tours pourraient également accueillir de modestes éoliennes. Cela redonnerait aux tours une fonction contemporaine (exemplaire) et alimenterait un débat public animé.

En avril 2011, on apprenait également que le ministre Geert Bourgeois, chargé du patrimoine industriel, ne souhaite pas inscrire le site comme patrimoine protégé.

Images:
Date d'inscription :
10/05/2009
Adresse:
Le long de la N460, Terlicht 171

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