Sous la houlette de quatre instructeurs chevronnés (Jean-Pierre, Didi, Tom et Johan), les rotations de planeurs se sont déroulées à un rythme soutenu et, pour le moins, c'était excellent, voire une véritable progression ! Les vols étaient organisés avec cet enthousiasme que l'on ne retrouve que dans les clubs où des passionnés dévoués se donnent à fond pour faire voler une douzaine de débutants ayant déjà effectué un stage ou quelques vols au sein du VZP, ainsi que quatre nouvelles recrues impatientes de découvrir les techniques de vol et de pilotage du planeur à voile.



Heureusement, la météo était clémente et le vent constant, mais bien aligné avec l'axe de la piste : des conditions idéales pour gagner de l'altitude grâce à des thermiques purs et peu turbulents. De plus, dans la région d'information de vol (FIR) de Bruxelles, les planeurs ne sont autorisés à monter qu'à 750 mètres en temps normal et, exceptionnellement, à 1 350 mètres (4 500 pieds). C'était le cas le 30 juillet ; l'aérodrome n'étant situé sur l'axe de descente d'aucune des pistes utilisées à Zaventem, les activités de la journée au VZP se sont déroulées dans des conditions optimales, pour le plus grand plaisir des planeurs.
Un club vieux de 30 ans
Le Centre de vol à voile flamand Phoenix a été fondé en 1988, soit plus de trente ans après ses débuts à l'aérodrome d'Aalst-ter Kluizen. Sa présence y fut toutefois de courte durée, l'aérodrome fermant en 1990. Le VZP dut alors s'installer sur le nouvel aérodrome de Zottegem, qui dut lui aussi cesser ses activités en 1996. Phoenix a depuis renaît de ses cendres, le VZP ayant établi ses opérations à Overboelare, l'aérodrome privé d'Armand Coesens. Passionné d'aviation et entrepreneur dynamique, ce dernier avait aménagé sa plateforme aérienne en 1972. Il avait acquis auprès du domaine un imposant DC-4 quadrimoteur de 500 mètres de long, qu'il avait transporté sur place pour en faire un bar et un club pour les pilotes locaux et les visiteurs. Ce grand avion existe toujours, mais uniquement comme attraction touristique ; son exploitation en tant que bar s'avérait trop problématique, notamment pour des raisons de sécurité.




