Saint-Hubert, Aérodrome en fête 2019

Les feux d'artifice Slingsby T-67 sont les couleurs des escadrilles en activité à Hong Kong pendant la colonisation britannique du XXe siècle.

Saint-Hubert, les 29 et 30 juin 2019. L’aérodrome était en fête, et le public, venu en masse par ces journées estivales, s’est rendu à la plateforme aérienne des Ardennes.

L'attraction principale du programme était sans conteste la présence des Diables Rouges et de leur Siai-Marcheti SF260M, arborant la livrée écarlate. Ils ont littéralement enthousiasmé les spectateurs, peu habitués à les voir d'aussi près. À Saint-Hubert, on aurait presque pu les toucher, les voir passer devant soi pour rejoindre la piste, assister au déroulement de leur spectacle – toujours aussi impressionnant – et même, avant le démarrage des moteurs, observer les mécaniciens et chefs d'équipe s'affairer, le tout à une trentaine de mètres des barrières derrière lesquelles s'étaient rassemblés les passionnés de beaux avions. De retour de leur démonstration, les Diables Rouges se sont garés devant les spectateurs et, dès l'arrêt des moteurs, ont été accueillis par des applaudissements nourris. Comme les années précédentes, l'organisation était efficace et conviviale, à l'image de ce qui se doit pour un événement aérien.

À bord du Siai-Marchetti SF260M ST-34, le commandant de bord Alain « Papy » Collard effectue un passage à basse altitude au-dessus de la cible, histoire de montrer ses cocardes. L'appareil porte un marquage spécial commémorant les 50 ans de service du SF260 au sein de la Force aérienne belge.

L'avion d'entraînement américain Vultee BT-13 de la Seconde Guerre mondiale est l'un des nombreux appareils de ce type encore en état de vol, et certains ont subi des transformations pour simuler des avions japonais dans le film « Tora ! Tora ! Tora ! » et le feuilleton télévisé des années 1980 « Brlée Têtes ».

Réplique d'un petit avion de chasse Sopwith Pup de la Première Guerre mondiale, construite à partir d'un kit d'avion d'aérodrome par Thierry Roussel.

Le premier Sonaca 200 de la série immatriculé OO-NCA a été livré à la nouvelle école de pilotage CAG de Charleroi-Gosselies.

L'exposition statique comprenait quelques oiseaux rares dans nos pays, comme le Vultee BT-13 aux reflets chatoyants, une réplique du Sopwith Pup, chasseur monoplace britannique du 1er siècle.ère Des appareils de la Seconde Guerre mondiale, un gros monomoteur Pilatus PC-12, pas moins de quatre hélicoptères Dynali H3 Ulm témoignant du succès de cet avion conçu par Jacques Tonet et fabriqué en Belgique, ainsi que le Sonaca 200, dont le premier exemplaire fut livré à la nouvelle école de pilotage du CAG, étaient exposés. Bien entendu, comme il se doit pour le Centre national de vol à voile, des vols de planeurs remorqués étaient assurés en continu tout au long de la journée.

Le Stinson (immatriculé FB735 auprès de la Royal Navy) est relié aux pistes d'atterrissage des avions ayant participé au débarquement de Normandie. Le pilote, Remko Sijben, a assisté à la commémoration du 75e anniversaire de cet épisode historique en juin 2019.

Le lieutenant-colonel aviateur Jean Van Hecke, chef des Diables Rouges, s'élance sur la piste pour commencer le spectacle de voltige aérienne belge.

L'ailier gauche, le commandant des Aviateurs Yves « Meel » Meelbergs, suit avec un sourire.

L'aile droite est entre les mains du commandant de bord Albert Baltus.

Le quatrième membre de la Patrouille nationale est le commandant de bord Alain « Papy » Collard, qui occupe la position dite de « récupérateur », celle de l’avion qui ferme la marche.

Parmi les avions vétérans, le Stearman Kaydet, l'avion-école américain des 2la L'avion de la Seconde Guerre mondiale a volé avec à son bord son copropriétaire, Philippe Colson, le ministre de la Mobilité (du gouvernement actuel), M. Bellot, également ancien maire de Rochefort, non loin de Saint-Hubert. Le ministre nous a confié son enthousiasme et sa joie face à ce vol inédit.

Le ministre de la Mobilité, M. Bellot, a été affecté au poste de pilotage du Stearman Kaydet, un avion de base pour les élèves pilotes américains, avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

Au terme du vol du ministre, le pilote du Stearman effectue un passage à basse altitude avant d'atteindre le circuit d'atterrissage.

Retour au Stearman 309 Paddock avec, au poste de tête, le ministre Bellot très content de son vol dans l'avion bleu (Je le veux !) et, au poste de queue, le copropriétaire et pilote de l'avion, Philippe Colson, basé à Namur.

À noter également l'arrivée et l'atterrissage magistral du Stinson, en provenance de Maastricht, piloté par Remko Sijben. Deux superbes Van RV-7 en métal, construits par des amateurs, étaient également présents : l'un venait de Belgique (O-161) et l'autre de France (F-pixi). Deux Cessna L-19, avions de reconnaissance, étaient également arrivés du Grand-Duché de Luxembourg : le premier, camouflé et immatriculé F-AYAC (un modèle bien connu dans le ciel belge), et le second aux couleurs de l'armée canadienne. Un autre appareil qui a attiré l'attention était le Slingsby T-67 Firefly, avion de l'école de base de la Royal Air Force, ici présenté aux couleurs de l'escadron de Hong Kong, à l'époque où cette île était encore sous domination britannique à la fin du XXe siècle.

Le petit Aerospace Ecureil, immatriculé OO-ELY, n'a pas cessé de sillonner les circuits aéronautiques, offrant son baptême du ciel à de nombreux amateurs.

L'un des quatre hélicoptères Ulm Dynali H3 s'approche du seuil de piste.

Cessna L-19 Bird Dog aux couleurs de l'armée canadienne et immatriculé F-AZMX en France (F-AZXX désignant un avion de collection).

Le Slingsby T-67 Firefly aux couleurs de l'escadron qui opérait sur l'île de Hong Kong alors qu'elle était encore une colonie britannique à la fin du XXe siècle.

En résumé, une journée magnifique, captivée par la diversité et le nombre d'aéronefs participant à cet événement, qui a ravi le public venu en tant que voisin (et aussi de bien plus loin) pour soutenir l'aérodrome de Saint-Hubert, au cœur des Ardennes.

Jean-Pierre Decock

Photo de Jean-Pierre Decock

Jean-Pierre Decock

Brevet B de vol à voile en 1958. Pilote d'avion privé en 1970. Totalise 600 heures de vol dont 70 d'acro. Un œil droit insuffisant même pour une carrière en vol. (Co-)Auteur et traducteur de 41 ouvrages d'aviation publiés en 4 langues depuis 1978. Compétences : histoire, technique et pilotage (aviation civile, militaire ou sportive).