Liernu, le 8 avril 2019. Contrairement à ce qui a pu paraître dans la presse il y a un peu plus d'un an, l'ulmodrome de Liernu est toujours en activité et opérationnel. Toutes les activités (DPM, ULM, autogire, paramoteur, drone) fonctionnent et ne pourraient être interrompues que le jour où les éoliennes prévues trop près du site obtiendraient le permis de construire définitif (actuellement en appel devant le Conseil d'État).

Photo aérienne d'EBLN prise en 2004 lors de l'inauguration des nouveaux hangars. (Photo : Jonathan's Team)
Liernu prépare activement un événement majeur pour célébrer son 30e anniversaire. Un rassemblement aérien d'ULM d'envergure aura lieu le vendredi 31 mai et le samedi 1er juin 2019. Les organisateurs espèrent attirer près de 300 appareils et offriront à chaque pilote participant une bouteille de champagne.
Hangar Flying J'ai discuté avec Alain Hanse, l'homme qui a posé les bases de ce site charmant et qui le gère encore aujourd'hui. Il est l'un des pionniers de l'aviation ultralégère (comme on l'appelait au début des années 80) et m'a retracé son histoire.
Alain Hanse
Jeune professeur d'éducation physique, Alain Hanse a appris à piloter un avion à Univair, à Temploux, sur un Robin, avec Johnny Schuppler comme instructeur. Il a volé de 1976 à 1978, mais « le coût de l'avion et de la maison était trop élevé », et il a dû prendre sa retraite avec environ soixante-dix heures de vol à son actif.
Le virus était semé, et c'est par la télévision (l'arrivée à Bagatelle fut retransmise en direct et à l'Eurovision !) qu'il suivit avec passion la fameuse course Londres-Paris, disputée en 1982 par de magnifiques fous volants à bord des amusantes machines que furent les premiers ULM. La possibilité de rendre le rêve de voler plus accessible qu'à bord d'un avion classique engendra une vague d'enthousiasme pour cette nouvelle discipline, qui se développa initialement sans cadre réglementaire.

Le Butterfly OO-569 piloté par René Thierry lors du Grand Prix des constructeurs d'ULM, organisé par le Flying Circus de William Tchang à l'aéroport de Charleroi-Gosselies le 13 mai 1984. (Photo Guy Viselé)
Alain retrouve un ami et voisin, Michel Schoenaers, ancien pilote de planeur, avec qui il partage une passion : le Butterfly, un appareil de conception belge utilisant la fameuse technique du Pou-du-Ciel d'Henri Mignet. Construit en Belgique en 1979 par Guy François, Raymond Mossoux et Jean-Claude Vinnois, il participa à la célèbre course Londres-Paris, piloté par le journaliste de la RTBF René Thierry, qui termina deuxième !
Autre rencontre marquante : au volant de sa voiture, Alain suit un deltaplane motorisé (DPM) qui vole au-dessus de lui et atterrit dans un champ à Gentinnes (à cette époque, il n’existait pas d’aérodromes pour ces aéronefs, ce qui explique qu’ils volaient presque partout dans la campagne). Les deux pilotes sont Roland Coddens et Bernard Gosselet. Roland fait faire un tour à Alain dans son appareil, et c’est ainsi que naît sa passion pour le deltaplane.

Première démonstration lors d'un test ULM par deux camarades, Alain Hanse et Michel Schoenaers, qui, sur leur premier DPM (une aile Microbel combinée à un buggy Azur B biplace), ont découvert les joies du largage de sacs de sable sur la cible à l'aéroport de Charleroi-Gosselies le 13 mai 1984. (Photo Guy Viselé)
Avec Michel Schoenaers, il acquit son premier DPM, une aile Microbel montée sur un buggy Azur B biplace. Les deux amis furent les premiers à effectuer un vol en solo depuis Temploux. Peu après, avec deux autres amis (Jacky Deben et Raymond Parfait), ils formèrent une équipe, baptisée « Jonathan's Team » (en référence au film Jonathan Livingston le Goéland), afin de participer aux premières courses d'ULM organisées en Belgique au début des années 1980 (dont les premiers « Tours de Belgique »). Ce nom fut conservé et utilisé pour la création de la société à responsabilité limitée (BVBA) qui gérerait le futur Ulmodrome de Liernu.

L'équipe de Jonathan sur la plage lors du meeting aérien de Koksijde en 1983. De gauche à droite : Michel Schoenaers, Alain Hanse, Jacky Deben et Raymond Parfait. (Photo : L'équipe de Jonathan)
Le premier vol postal en ULM a été effectué en mars 1985 par l'équipe de Jonathan. Les enveloppes, officiellement affranchies à Villers-la-Ville (avec cachet postal comme preuve), ont été transportées dans un champ dégagé, puis acheminées par avion dans un « sac postal » largué au-dessus de la caserne de Nivelles. Elles ont ensuite été transportées en camionnette jusqu'au bureau de poste de Nivelles pour une distribution traditionnelle dans les boîtes aux lettres. Au retour, le Microbel effectuant le vol postal a subi un givrage du carburateur et s'est écrasé sur le trou n° 8 du golf de Rigenée, avant de redécoller peu après !

Les pionniers d'ULM ont perpétué la tradition de l'épopée aéropostale et, en mars 1985, ont effectué le premier vol postal aérien par DPM entre Villers-la-Ville et Nivelles. (Photo : L'équipe de Jonathan)
Alain consacra de plus en plus de temps à sa nouvelle passion. En 1985, il devint instructeur et travailla avec Thierry Greiner, qui avait ouvert un aérodrome ULM à Orbais et l'exploita de 1984 à 1988. Il reprit l'aérodrome et ses activités (instructions et vente d'ailes Pegasus), mais l'impossibilité d'y construire un hangar l'obligea à chercher un autre emplacement. Le manque d'espace de stockage pour les ailes contraignit les propriétaires de DPM à monter et démonter leurs appareils et à les transporter jusqu'à l'aérodrome par remorque.
Alain Hanse découvrit Liernu et, en 1989, obtint l'autorisation d'un agriculteur de louer un terrain sur lequel il pourrait construire une piste d'atterrissage et développer progressivement les infrastructures. Il y bâtit d'abord un petit club-house (un ancien hangar en bois du Sint-Michielscollege), puis le premier hangar pour les pilotes de la navette. Il y développa une école de pilotage et une activité commerciale, principalement axée sur une combinaison d'ailes Pegasus et du tricycle Microbel de Bernard Gosselet. La société britannique Pegasus fusionna par la suite avec son concurrent Mainair pour former P & M Aviation, dont la société à responsabilité limitée, Jonathan's Team, demeure l'importateur et le distributeur pour les marchés belge et français.

Alain Hanse et Michel Schoenaers aux commandes d'une P&M QuickR capable d'atteindre 194 km/h ! (Photo : Jonathan's Team)
P&M Aviation est le leader mondial du marché des drones/deltaplanes, notamment grâce à ses modèles de renom QuikR, HypeR et PULS-R, dont les performances leur ont permis d'établir plusieurs records du monde et de devenir champions du monde de la discipline. Afin de démontrer la fiabilité et les performances de ses drones DPM, le navigateur Alain Hanse a accompagné la pilote de rallye Vanina Ickx lors de sa traversée de la Manche à bord d'un DPM le 15 août 2002.
Les résidents
À partir de 1990, des riverains ont commencé à protester contre les nuisances sonores. Cette situation perdure depuis et a fait l'objet de nombreuses actions et décisions de justice, allant jusqu'à menacer sérieusement la fermeture de l'établissement. Alain Hanse s'est battu avec acharnement et, grâce à une grande persévérance et une volonté inébranlable, est parvenu à maintenir l'activité, actuellement assortie d'une autorisation unique délivrée par la Région wallonne, englobant les permis de construire et les autorisations environnementales.
Une autre menace résidait dans le développement d'éoliennes, dont certains exploitants avaient déposé des demandes de permis de construire à proximité immédiate du site, mettant en péril la sécurité aérienne et, par conséquent, la survie même de l'Ulmodrome. Paradoxalement, les riverains ont formé des recours suspensifs contre ces demandes d'autorisation d'installation d'éoliennes, car « nous préférons des ULM occasionnels à des éoliennes permanentes ».
Trente années de lutte acharnée contre certains riverains, dont les manifestations sont parfois excessives, ont engendré un gaspillage considérable de temps et d'énergie qui aurait pu être mieux employé au développement des activités. Actuellement, malgré un nouvel appel interjeté par les riverains devant le Conseil d'État, toutes les actions se poursuivent.

Comparativement à la première génération d'ULM (ici, le OO-899 Weedhopper, photographié au salon européen des ULM de Liernu en octobre 1991), les constructeurs ont considérablement réduit la pollution sonore de leurs appareils. (Photo : Guy Viselé)
Pourtant, grâce aux progrès techniques réalisés dans le domaine de l'aéronautique, les ULM et DPM récents sont considérablement plus silencieux que les modèles pionniers du début des années 80. Consciente de l'importance de la pollution sonore, l'équipe de Jonathan applique une discipline rigoureuse et des itinéraires d'approche et de survol qui évitent les zones résidentielles. Elle a rapidement élaboré une « Charte des bonnes pratiques de pilotage », obligatoire pour tous les pilotes locaux.
Cette charte établit des règles de courtoisie et de bonne conduite aux abords de l'aérodrome de Liernu, tout en garantissant la sécurité. Ces règles, mises en place spontanément par l'exploitant de l'aérodrome dès sa création, sont diffusées à tous les pilotes locaux, ainsi qu'à l'ensemble de la communauté aéronautique, par le biais de publications officielles (telles que l'AIP, les ULIPS, les NOTAM, les cartes de basse altitude, les sites web spécialisés, etc.). L'aérodrome est également situé plus loin de toute habitation ou zone urbaine que ne l'exige la réglementation. Depuis 1989, en complément de la réglementation aérienne, des zones d'exclusion aérienne spécifiques pour tous les ULM ont été définies autour des installations de Liernu afin de garantir une sécurité et une tranquillité optimales, ainsi que le respect de la vie privée des riverains.
La police environnementale a mesuré scientifiquement la pollution sonore potentielle aux abords de l'Ulmodrome et pour les riverains. Ses conclusions indiquent une pollution sonore « strictement inoffensive », les normes wallonnes et européennes en vigueur dans ce domaine n'étant pas dépassées (moins de 50 dB).

Le circuit de Liernu (au sud du terrain) est conçu pour minimiser les nuisances sonores en restant aussi loin que possible des zones résidentielles. (Photo : L'équipe de Jonathan)
Les voies d'entrée et de sortie, ainsi que le circuit (au sud du site), ont été aménagés de manière à ce que l'avion survole la campagne et reste aussi loin que possible des agglomérations environnantes.
L'équipe de Jonathan a même créé le « Prix du Silence » lors du Salon ULM de 1991 afin d'inciter les constructeurs à développer des avions plus silencieux et les pilotes à élaborer des procédures de vol permettant de réduire le bruit. Un prix de 1 000 ECU (l'euro n'existait pas encore, mais avait une valeur équivalente) a été décerné par les exploitants de Liernu, et un autre (d'une valeur de 50 000 FB) par le ministère de l'Environnement.

L'équipe de Jonathan crée le « Prix du Silence » lors du salon européen ULM de Liernu en octobre 1991. De gauche à droite : Alain Hanse, représentant du sponsor Opel ; M. Nihoul (directeur de cabinet du ministre wallon de l'Environnement) ; Vincent Piret (Aériane – Sirocco), représentant d'Air Création ; Roland Coddens ; Bernard Gosselet (constructeur Microbel) ; Bernard Bleeckx (Aériane – Swift) ; Charles Vandermeulen (président de la Fédé ULM). (Photo : Guy Viselé)
Malgré ces préoccupations, les utilisateurs de l'Ulmodrome y créent une ambiance très conviviale. L'atmosphère « Liernu » attire un groupe enthousiaste de passionnés d'ULM, cet avion ultraléger qui rend le rêve de voler accessible à un plus grand nombre. Comparé aux pilotes d'avion, c'est un peu la différence entre les motards et les automobilistes. Plusieurs dessinateurs y trouvent également l'inspiration : Roger Leloup est venu étudier le deltaplane avant de tourner son héroïne, Yoko Tsuno. Jean Vervotte y a développé le premier ULM AIP OO-706, dans un format inspiré des cartes routières De Rouck. Le dessinateur-pilote Xavier Somers a créé le bulletin du club et réalisé une excellente série de dessins humoristiques façon bande dessinée. Une sélection sera exposée lors de l'événement 30/300.

Les dessins humoristiques de Xavier Somers, pilote de DPM aujourd'hui à la retraite, reflètent l'ambiance au sol dans les années 1990. (Collection de l'équipe de Jonathan)
Diversification des activités
L'ulmodrome de Liernu (EBLN) est une plateforme où opèrent plusieurs compagnies indépendantes, chacune menant des activités spécifiques sans interférence avec les autres. Pas moins de 180 pilotes et 80 avions sont basés à Liernu.
L'équipe de Jonathan gère le site et exploite les deltaplanes. Alain Hanse est un passionné de deltaplane : « J'aime avoir la tête au vent et je m'ennuie dans une cabine fermée. » Il se réserve donc ce rôle, tant pour la formation que pour la vente (importateur de P&M Aviation).

Après l'atterrissage, un DPM P&M Quick GT 450, basé à Liernu, roule sur la piste. (Photo : Guy Viselé)
Cela ne l'a pas empêché d'ouvrir une école ULM à trois niveaux, un temps avec Christian De Vries (qui deviendra plus tard président de la Fédération ULM). Au fil des progrès technologiques, la formation s'est déroulée sur différents types d'aéronefs. D'abord, le bon vieux Weedhopper, puis le Rans Coyote, le Storch, la série Flight Design (CT, CTLS et autres), et actuellement, depuis plusieurs années, l'Eurofox. Ce programme de formation sur avions à aile haute est réalisé en collaboration avec José Vande Veken. Cet instructeur très expérimenté, multiple champion ULM de France, d'Europe et du monde, dirige l'école de pilotage « trois axes » (www.ulmvdv.com).

L'Aeropro Eurofox OO-F29 est utilisé pour l'entraînement en ULM triple par l'instructeur et champion du monde d'ULM José Vander Veken. (Photo : Guy Viselé)
L'avion d'entraînement est l'Eurofox, un drone triaxial conçu et fabriqué en Slovaquie (Aeropro). Alain et José le commercialisent depuis 15 ans car il représente le véritable compromis d'un drone de ce type : idéal pour l'entraînement et la navigation, fiable, précis et proposé à un prix très raisonnable.
Une autre activité commerciale des opérateurs de Liernu consiste à être, depuis 20 ans, les importateurs exclusifs d'équipements de communication de Lynx Avionics, une société anglaise leader dans la connectivité pour ULM et paramoteurs.
Édouard Hansets (www.hansets.com) développe depuis de nombreuses années la formation et la vente d'Alpi Aviation, avec la gamme Pioneers, de magnifiques ULM triples à aile basse inspirés du SIAI-Marchetti SF-260.

Édouard Hansets a commercialisé les ULM d'Alpi Aviation (inspirés du SIAI-Marchetti SF-260) et a formé pendant plusieurs années des pilotes d'ULM à aile basse depuis Liernu. Le Pioneer 200 08-GO F-JXMG est l'un des modèles de la gamme Alpi Aviation. (Photo : Guy Viselé)
À Liernu, toutes les disciplines ULM (deltaplanes motorisés trois axes, autogires et paramoteurs) sont représentées, tant pour la formation que pour la vente. Ces 30 dernières années, des milliers de pilotes ont été formés à Liernu. Les différentes écoles reconnues proposent des formations théoriques et pratiques permettant d'obtenir les licences belges et françaises.

Avec des éoliennes en arrière-plan, un pilote de paramoteur de l'école « Easy Flying » d'Olivier Symoens décolle, équipé d'une aile Paramotors Adventure Smart. (Photo : Guy Viselé)
Le paramoteur a été introduit au début des années 1990 et est toujours pratiqué là-bas à l'initiative d'Olivier Symoens, qui dirige son école Easy Flying (0475/26 18 88). Il est également l'importateur et le distributeur de la marque Adventure.
Une autre option intéressante, les autogires ou gyrocoptères, est autorisée sous immatriculation étrangère car ils ne sont pas encore reconnus en Belgique. Cela nécessite des autorisations de survol du territoire, permanentes si le dossier technique de l'appareil est reconnu, ou limitées à 30 jours par an pour les appareils non reconnus. Olivier Symoens est également responsable de cette activité et importe les autogires Magni.

L'appareil 59-DOK F-JYFE, un autogire tandem d'entraînement Magni M-16 basé à Liernu, est représentatif de l'activité des autogires. La vente et la formation sur ce type particulier d'ULM sont assurées par « Easy Flying ». (Photo : Guy Viselé)
Plus récemment, Liernu est devenu le premier ulmodrome wallon à accueillir une école de drones. Renaud Fraiture, pilote de drone expérimenté, a ouvert en septembre 2014 le premier centre de formation belge pour pilotes de drones professionnels (hors clubs de modélisme). « Espace Drone » (www.espacedrone.be) y organise des formations théoriques et pratiques, en étroite collaboration avec la DGTA, permettant d'obtenir la licence officielle requise.
Informations pratiques
L'ulmodrome de Liernu (Éghézée) est situé le long de l'autoroute E411 Bruxelles-Namur/Luxembourg, à 40 km de Bruxelles. On y accède en voiture par la sortie 12 (Éghézée/Sambreville), puis en traversant le village de Meux et en empruntant une route goudronnée qui mène aux installations en pleine campagne.
Sur Google Maps : ULM LIERNU. Pour le GPS, entrez : 5310 Liernu – chemin du bois du Roi. Coordonnées géographiques : N 50° 34' 50'' – E 04° 47' 30''.
Il est accessible par avion, sans frais et sans aucune formalité.

Le projet d'éoliennes menaçant la piste et les hangars a été temporairement suspendu suite à un appel des riverains. (Photo : Guy Viselé)
La piste 07/25, bien dégagée, « au milieu du no man's land », est utilisable sur 270 m, et les approches et les circuits sont effectués sans radio, selon les règles VFR (Visual Flight Rules).
L'Ulmodrome (EBLN) se situe en zone non contrôlée, mais est bordé par plusieurs zones contrôlées, dangereuses ou réglementées (CTR et TMA de Charleroi EBCI, CTR et TMA de Beauvechain, EBD37, HTA08, zones militaires temporaires, etc.). Soyez extrêmement prudents.
De plus, le site est entouré de zones d'exclusion aérienne locales, qui imposent des couloirs de survol spécifiques (au-dessus de la campagne sans approcher les habitations). Consultez les fiches et extraits ULIPS. Le respect strict de ces couloirs et zones est impératif pour la protection de l'environnement.
30/300, la fête idéale pour les trentenaires
Alain Hanse et son équipe ont décidé de célébrer le 30e anniversaire de l'Ulmodrome de Liernu les vendredi 31 mai et samedi 1er juin en organisant un rassemblement aérien. Cet événement s'adresse principalement aux pilotes et aux passionnés de vol en ULM. Les organisateurs espèrent attirer 300 ULM de Belgique et des pays voisins. Outre la célébration du 30e anniversaire du site, ils rendront également hommage au 40e anniversaire du Microbel, le deltaplane belge créé par un autre pionnier, Bernard Gosselet. Ils organisent également la dixième rencontre des participants du Forum Air Delta.volerdpm.clicforum.com/index.php).
Réunir 300 ULM en deux jours représente un défi de taille. Si la météo le permet, les organisateurs attendent de nombreux visiteurs internationaux. Le spectacle et l'ambiance promettent d'être exceptionnels. Chaque participant recevra une bouteille de champagne à son arrivée au bureau de la piste.
Les arrivées et les départs sont prévus de 10h00 à 18h00. Diverses activités seront organisées sur le site. Un stand de la Fédération Belge d'ULM (BULMF) fournira toutes les informations sur ce formidable sport aérien. Les constructeurs amateurs de la RSAB seront également présents. Une exposition de photographies, d'archives et de caricatures retracera l'histoire fascinante du site et de ses pilotes. Plusieurs ULM d'époque illustreront l'évolution rapide des DPM et des ULM, en les comparant aux appareils les plus récents. Ceci rappellera les « Salons ULM » qui se tenaient régulièrement sur ce même site au début des années 1990. Le vendredi soir à 19h00, un discours célébrera le 30e anniversaire, suivi d'un barbecue (réservation conseillée) et d'une soirée dansante.
Les organisateurs invitent les participants du secteur aéronautique à se renseigner et à s'inscrire aux adresses suivantes : www.ulms.net contact : info@ulms.net

Activité intense au seuil de piste : deux Aeropro Eurofox (OO-F29 et OO-E11) de l’école José Vander Veken dépassent l’autogire L&T 01 (31-ABH). (Photo Guy Viselé)
Cette célébration des trente premières années de ce site magnifique est l'occasion de témoigner de notre soutien à sa préservation et de ressentir l'atmosphère chaleureuse et conviviale qui règne dans le monde de l'ULM.
Texte : Guy Viselé
Photos : Guy Viselé et l'équipe de Jonathan
Dessin : Xavier Somers


