Bruxelles, le 21 avril 2016. L’Assemblée générale annuelle de l’Aéro-Club royal de Belgique s’est tenue à la Maison des Ailes et a dressé un bilan des activités récentes et futures de l’institution. Chaque année, le KACB décerne des diplômes et des médailles aux pilotes et athlètes belges qui se sont distingués lors de compétitions nationales, européennes ou mondiales, ou qui ont apporté une contribution remarquable à l’aviation. La séance a débuté par un hommage à Victor Wieme, président d’honneur de l’Aéro-Club royal de Belgique, qui a dirigé le club pendant de nombreuses années et s’est éteint le 20 juin 2015.
Les « États généraux de l’aviation sportive » tenus à Namur en avril 2013 (voir Hangar Flying du 15 mai 2013) avaient, entre autres, établi la nécessité de combiner des efforts souvent trop dispersés et l’implication nécessaire du Royal Aero-Club de Belgique (www.belgianaeroclub.beDepuis, l'association a connu une restructuration de sa direction, avec l'arrivée de Jo Van de Woestyne à la présidence et de Jean-Michel Fobe au secrétariat général, il y a un peu plus de deux ans. Les deux parties ont bien compris le message et ont entamé un dialogue constructif avec la Direction générale de l'aviation civile (DGLV). Les relations avec la DGLV se sont intensifiées, cette dernière accordant désormais une plus grande attention aux enjeux liés aux sports aériens. Un premier résultat concret a été la Journée de la sécurité en aviation générale (GASD), organisée conjointement en décembre 2014 par la DGLV et l'Aéro-Club royal de Belgique (voir article dans Hangar Flying, janvier 2015). Cet événement a marqué la prise de conscience par la DGLV de la nécessité d'impliquer davantage les pilotes d'aviation générale et sportive, en collaboration avec l'Aéro-Club royal de Belgique, qui représente les différentes disciplines sportives à travers ses fédérations.
Historique
L'Aéro-Club de Belgique fut fondé en 1901, à une époque où l'aviation naissante (les frères Wright n'avaient pas encore volé…) était le domaine de pionniers visionnaires. Son objectif était de promouvoir la locomotion aérienne sous toutes ses formes et pour toutes ses applications (sportives, scientifiques ou militaires). Sous l'égide de l'Automobile Club de Belgique et de la Société Belge d'Astronomie et de Météorologie, le jeune club rassembla environ trois cents membres. La Belgique fut l'un des premiers pays à créer une telle institution. Et, à l'initiative du comte Adhémar de la Hault, l'Aéro-Club créa en 1904 le premier magazine d'aviation au monde, « La Conquête de l'Air », une publication qui constituait un véritable programme en soi. En 1905, l'Aéro-Club de Belgique figurait parmi les huit membres fondateurs de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI).
![]() | La Conquête de l'Air, le plus ancien magazine d'aviation au monde, a été publié en 1904. Voici le numéro de février 1967. |
Le premier brevet de pilote belge fut décerné par l'Aéro-Club en 1909 au baron de Caters, bientôt suivi par ceux d'Émile Allart et de Jan Olieslagers. La première aviatrice belge, Hélène Dutrieux, reçut le brevet n° 37. Georges Nélis, diplômé de l'Académie militaire, obtint son brevet en 1910 et devint le premier pilote militaire belge.
| L'affiche de la Semaine de l'aviation d'Anvers, qui s'est déroulée du 23 octobre au 2 novembre 1909. |
L'Aéro-Club belge organisa plusieurs meetings aériens qui attirèrent une foule nombreuse venue admirer « ces magnifiques fous volants dans leurs étranges machines ». Cependant, ces activités furent interrompues par le déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914. Les premières initiatives pour la création d'un service d'aviation militaire belge remontent à 1910 et furent lancées par Pierre de Caters (brevet de pilote belge n° 1), qui avait fondé la première école de pilotage à Sint-Job, dans le district de Goor. De nombreux pilotes civils rejoignirent l'armée belge avec leurs appareils et contribuèrent à la formation des pilotes militaires et à la mise en place de son service d'aviation. Le roi Albert s'intéressait vivement au développement de l'aviation, tant civile que militaire, et apporta son soutien à l'Aéro-Club belge.
| La réplique du biplan De Caters, qui a permis la délivrance du premier brevet de pilote belge en 1910, est exposée dans la salle de l'aviation du Musée royal des forces armées à Bruxelles. |
Immédiatement après la fin de la guerre, l'Aéro-Club belge reprit ses activités de promotion de l'aviation et organisa divers événements et meetings aériens. Nos pilotes belges se distinguèrent lors de compétitions aéronautiques internationales. Ernest Demuyter, aéronaute, remporta la course sponsorisée par le magnat des médias Gordon Bennett trois années consécutives (1922, 1923 et 1924) et ramena le célèbre trophée en Belgique, qui est aujourd'hui exposé au département de l'aviation du Musée royal militaire de Bruxelles.
Une fois devenu « Royal », l'Aéro-Club consacra une partie de ses activités au développement du vol à voile, dont la popularité ne cessait de croître dans notre pays. Parallèlement, le modélisme, alors appelé « maquettes », fit son apparition. En 1939, les activités de l'aviation civile furent de nouveau interrompues par un conflit mondial. À la fin de la guerre en 1945, l'aviation avait réalisé d'énormes progrès et un nouveau sport aérien, le parachutisme, vit le jour grâce à la généralisation de cette technique par le personnel militaire et à la mise au point de parachutes plus fiables et performants que les prototypes d'avant-guerre.
Pour célébrer le 75e anniversaire de l'Aéro-Club royal de Belgique en 1976, le prince Antoine de Ligne créa le Défi international qui porte son nom et rendit hommage au développement des montgolfières lors d'un prestigieux meeting aérien organisé à l'hippodrome de Boitsfort. Autre événement majeur de cette année-là : le Colloque des sports aériens, qui souligna l'importance de ces disciplines comme tremplin vers une carrière dans l'aviation civile et militaire.
Un nouveau sport, le deltaplane libre, né de l'imagination d'ingénieurs américains chargés de la récupération des satellites, a vu le jour dans les années 1970. Il a rapidement été suivi d'une version motorisée, le DPM (deltaplane motorisé), qui a donné naissance aux ULM (aéronefs ultralégers motorisés). Plus tard, ces derniers ont été complétés par des aéronefs plus proches des avions, mais beaucoup plus légers, initialement dotés de commandes à deux axes, puis à trois.
Les premiers « Tours ULM de Belgique » ont eu lieu au début des années 1980 et ont conduit à la création d'une nouvelle fédération. La discipline la plus récente, le paramoteur, a quant à elle été intégrée aux structures fédérales.
En 1989, l'Aéro-Club royal de Belgique, avec le soutien d'Aviabel, a mis en place un système de bourses d'études permettant aux jeunes de financer leur formation aéronautique dans diverses disciplines. En 1992, Didier Lagasse a réalisé un saut en formation record du monde avec 150 parachutistes. L'Aéro-Club royal de Belgique a sollicité l'assistance de l'Armée de l'Air, qui a mis à disposition deux C-130 pour effectuer ces sauts lors des préparatifs du meeting aérien de Koksijde.
Impact sur la communauté
En tant qu'instance représentative de tous les sports aériens, l'Aéro-Club Royal de Belgique est le seul représentant de notre pays auprès de la FAI, qui, à l'instar du Comité Olympique, ne reconnaît que les pays comme membres officiels, et non les communautés ou les régions. L'impact des politiques de régionalisation et de communautarisation initiées au début des années 1960 serait considérable pour le KACB. Le sport bénéficie souvent de subventions, même si celles-ci sont rares et moins importantes que dans d'autres disciplines plus populaires. Or, la mondialisation des questions sportives s'accompagne d'une généralisation des subventions, ce qui conduit à la scission de plusieurs grandes fédérations d'aviation en sections flamande et francophone, alors que les obligations internationales ne reconnaissent que les représentations nationales.
| Le planeur Schleicher ASK-13 OO-YKP du Centre national de vol à voile de Saint-Hubert illustre le soutien de l'ADEPS à ce sport aérien. |
Des choix sont faits, qui varient d'une communauté à l'autre. Par exemple, en France, le vol à voile a longtemps été favorisé par les subventions de l'ADEPS, tandis qu'en Flandre, c'était le parachutisme qui était privilégié par le BLOSO. Cependant, là aussi, les contraintes budgétaires ont entraîné au fil des ans des réductions importantes des subventions des collectivités territoriales. Dans certains cas, ces subventions ont été remplacées par des aides régionales, certes modestes, mais motivées par la volonté de soutenir l'emploi, car les sports aériens permettent le développement d'activités connexes qui requièrent des compétences techniques (par exemple, la maintenance des aéronefs).
Initialement axé sur l'aviation motorisée et le vol en ballon, l'Aéro-Club a vu émerger de nouvelles disciplines aéronautiques au fil des ans, et de nouvelles fédérations ont été créées en son sein pour accompagner cette évolution. Entre les deux guerres mondiales, ce fut le cas pour le modélisme et le vol à voile. Après la guerre, le parachutisme civil s'est développé. De nouvelles disciplines ont suivi : le vol libre, les ULM et le paramoteur. Actuellement, la Belgique compte environ 12 500 passionnés d'aviation.
Les missions de l'Aéro-Club
Chaque sport a besoin d'une structure, et les sports aériens ne font pas exception. En tant qu'autorité compétente pour les sports aériens, la KACB fédère toutes les fédérations aéronautiques belges. Elle représente la Belgique au sein de la Fédération Aéronautique Internationale (FAI), dont elle est membre fondateur. La KACB veille au respect du Code Sportif de la FAI pour le contrôle et la certification des records nationaux et l'organisation des championnats nationaux. Elle délivre les licences sportives permettant la participation aux championnats d'Europe et du monde et soumet à la FAI les candidatures belges des potentiels détenteurs de records du monde. Ces responsabilités constituent l'une des principales raisons d'être de la KACB et justifient le soutien des différentes fédérations, car elle représente le maillon essentiel et indispensable à l'organisation des compétitions et à la reconnaissance des records au niveau international. Et nos passionnés de sports aériens, toutes disciplines confondues, brillent régulièrement sur la scène mondiale par la qualité de leurs performances.
La KACB est un membre actif du Comité interfédéral olympique belge (BOIC) en tant que responsable des sports inclus dans le programme des compétitions internationales multidisciplinaires auxquelles participe le BOIC.
Le KACB assiste également les Fédérations dans leurs relations avec la DGLV (Direction générale de l'aviation civile), le BELANC (Comité belge de l'espace aérien et de la navigation) pour les questions relatives à l'espace aérien belge, et le Comité consultatif des télécommunications du BIPT.
Depuis les années 1990, la KACB est membre d'Europe Air Sports (EAS) (fondée en 1988). L'EAS est l'organisation à but non lucratif regroupant les aéroclubs nationaux et les fédérations d'aviation de l'Union européenne (UE) et de la CEAC (pays européens hors UE), représentant les planeurs, les ULM, les avions motorisés et les parachutistes.
Elle coordonne les activités réglementaires dans le domaine des sports aériens au niveau européen, avec la participation active du KACB dans les domaines des licences, des opérations, de la navigabilité, de la maintenance et de l'espace aérien.
Transfert de pouvoirs
Les compétences exercées par le KACB pendant plus de soixante ans en matière de délivrance des licences de vol à voile ont été transférées au gouvernement fédéral ces dernières années. L'évolution vers une réglementation européenne a rendu les sports aériens plus complexes et plus coûteux pour les pratiquants, sans pour autant améliorer la sécurité, mais au contraire en entraînant une diminution du nombre d'heures de vol. Le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot, récemment nommé, a placé sous sa tutelle la DGLV, autorité compétente pour la délivrance des licences de vol à voile et chargée du contrôle de la maintenance et de la navigabilité des aéronefs. Le KACB a demandé à plusieurs reprises le transfert de certaines compétences. Des discussions à ce sujet ont été entamées avec la DGLV, puis plus récemment avec le Cabinet de la Mobilité. Les consultations avec la DGLV, commencées en 2013, portent sur un large éventail de sujets.
Dialogue avec les autorités
L'AeCRB participe activement au BELANC (Comité belge de l'aérospatiale et de la navigation) et est impliquée dans les discussions en cours avec Belgocontrol et les forces armées concernant une refonte en profondeur de l'espace aérien belge. Concernant les exigences relatives aux plans de vol, l'AeCRB demande l'examen d'une exemption à l'obligation de soumettre un plan de vol VFR pour les vols entre la Belgique et les pays voisins. Des consultations sont en cours entre les clubs de parachutisme et la DGLV, portant notamment sur une révision de la réglementation OPS. En modélisme, les discussions sur la question des RPAS/drones, après un processus complexe, ont abouti à l'adoption d'un arrêté royal du 10 avril 2016 relatif aux drones civils (drones professionnels = réglementation du ministère de la Mobilité ; drones privés = modélisme). Les ULM (aéronefs ultralégers) font l'objet de discussions en vue d'une révision complète de l'arrêté royal définissant la réglementation applicable. Pour les paramoteurs, les discussions ont porté sur l'élaboration d'un arrêté royal relatif au transfert des compétences en matière de délivrance de licences et d'immatriculation nationale. Le transfert des licences de planeur, de ballon et de paramoteur à la DGLV a été finalisé en collaboration avec les fédérations concernées. Depuis le passage des licences de planeur et de ballon au système EASA/FCL, la question des examens théoriques de planeur semble se dérouler comme prévu. Toutefois, des interrogations subsistent quant au programme de formation des instructeurs et examinateurs de planeur. Le remorquage de planeurs et les vols d'initiation posent problème en raison de l'interprétation excessivement rigide de la DGLV du terme « travail aérien », ce qui pourrait engendrer des difficultés financières pour les organismes concernés. Les ATO (organismes de formation aérienne) sont désormais opérationnels pour les planeurs et les avions motorisés, mais une simplification administrative est urgente.
| Cette réplique volante d'un ballon Montgolfière (LX-BBC), fabriquée en Belgique, est l'œuvre de Patrick Libert et a été photographiée au-dessus de Plancenoit dans le Brabant wallon en octobre 2015. |
La liste des actions entreprises est longue, mais l'implication accrue du Royal Aéro-Club de Belgique pour centraliser les efforts, souvent dispersés, des différents acteurs du sport aérien en Belgique constitue un point positif. Par ailleurs, la nouvelle direction du KACB a rapidement instauré une excellente relation et un dialogue constructif avec la DGLV. Première manifestation concrète de cet engagement : la participation du Royal Aéro-Club de Belgique et de ses fédérations à l'organisation de la Journée de la sécurité de l'aviation générale en décembre 2014 (voir HF janvier 2015). Un nouveau projet de coordination des rapports d'incidents au sein des fédérations affiliées vise à mettre en place un outil informatique. En s'appuyant sur la technologie déployée par la Fédération ULM, le KACB pourrait établir un tel système pour l'ensemble des disciplines qu'il représente. Outre son objectif d'amélioration de la sécurité, cette initiative contribuerait significativement à valoriser l'image du sport aérien, tant auprès du grand public que des autorités de tutelle.
Les performances sportives récompensées
L'année 2015 a été marquée par de nombreux exploits sportifs dans diverses disciplines.
En parachutisme, nos compatriotes ont dominé les Jeux Mondiaux de l'Air, qui se sont déroulés à Dubaï en décembre 2015. La médaille d'or est revenue à l'équipe Hayabusa (Formation à 4 Open) et la médaille de bronze à l'équipe Elements (Formation à 4 VFS). La Formation à 4, discipline peu connue du grand public, consiste à réaliser un maximum de figures acrobatiques en 35 secondes de chute libre environ. En montgolfière, Steven Vlegels a décroché la médaille d'argent. Enfin, en modélisme, Philippe Avonds a pris la deuxième place aux Championnats du Monde FAI Jet Masters 2015 avec son modèle Fouga Magister.
Outre les athlètes susmentionnés, qui ont reçu le diplôme honorifique de l'Aéro-Club, l'assemblée générale a également honoré deux personnalités distinguées de l'aviation belge avec des diplômes Tissandier : Alfred-François Renard, fils d'Alfred Renard, et Eric Vormezeele.
Le premier, fils d'Alfred Renard, a fondé le Fonds Renard afin de perpétuer la mémoire de cet ingénieur aéronautique belge remarquable, concepteur et constructeur d'avions et de moteurs d'avions de 1922 à 1970, et également de préserver et de restaurer le patrimoine sauvé lors de la fermeture des Ateliers Renard. Outre la reconstitution de l'atelier au sein du Département de l'aviation du Musée royal militaire de Bruxelles, cette association construit actuellement une réplique du Renard R-31, le seul avion de conception belge à avoir participé (au sein de deux escadrilles) à la campagne des Dix-huit Jours en mai 1940.
Le deuxième lauréat est Eric Vormezeele. Colonel pilote de l'« Aviation légère » et collectionneur d'avions historiques qu'il a présentés lors de meetings aériens pendant des décennies, il a également volé pour Aviation Sans Frontière.
L'assemblée générale a également été informée que le Royal Aero-Club de Belgique a récemment reçu un legs de 50 000 € de la Fondation Albert et Lydia Demuyter pour la création d'un prix destiné à récompenser un ou plusieurs passionnés de sports aériens particulièrement méritants. Un groupe de travail a été mis en place afin d'élaborer le règlement de ce prix.
Les défis de l'avenir
L'assemblée générale de l'Aéro-Club de Belgique a démontré l'engagement de sa direction, de son conseil d'administration et de ses membres (fédérations et particuliers) à poursuivre la promotion et la défense des différents sports aériens en Belgique. Notre pays peut être fier de participer avec succès à de nombreuses disciplines aéronautiques au niveau mondial, aux côtés des plus grandes nations. Mais comme toute association, le KACB doit s'adapter à un monde en constante évolution. Il est confronté aux mêmes problématiques que les autres associations, à savoir la nécessité d'attirer de nouveaux talents et de trouver les ressources budgétaires nécessaires à ses activités. Sa structure hiérarchisée ne permet pas toujours aux passionnés de sports aériens de comprendre pleinement le rôle important qu'ils jouent. Les passionnés sont généralement membres d'un club, lui-même membre d'une fédération, qui est elle-même membre de l'Aéro-Club. Cette organisation ne facilite pas toujours la communication.
Toute personne souhaitant soutenir les efforts du KACB et n'étant pas membre d'une des fédérations affiliées peut faire une demande d'adhésion individuelle. Leur adhésion et leur participation constituent un soutien précieux aux actions du Royal Aéro-Club de Belgique en faveur des sports aériens. Elles peuvent soumettre leur demande via le site web (www.belgianaeroclub.be) et cliquez sur membre effectif.
Guy Viselé






