Lichtervelde, le 24 août 2015. « Je vais piloter une Mustang et rendre hommage à l'as de la Seconde Guerre mondiale, Alden Rigby ! » Immédiatement après avoir répandu cette rumeur sur les réseaux sociaux, j'ai essuyé de vives critiques, mais j'ai finalement apprécié. La meilleure réponse a été : « Espèce de veinard !!!, avion emblématique, jaloux. »
L'attente du message salvateur d'Anvers valait certainement la peine : le Mustang est prêt pour vous. Ce Mustang est le PH-VDF, un TF-51D-25NA (44-72826) baptisé SCAT VII. Ce Mustang original, qui a survécu à la Seconde Guerre mondiale, a été utilisé pendant de nombreuses années par l'armée américaine. as Major Robin Olds (né en 1922/avant 2007). Il a effectué son dernier vol à bord de cet avion en 2005 à Oshkosh. Après de nombreux déménagements, ce Mustang a atterri aux Pays-Bas sous l'immatriculation PH-VDS, puis est passé entre les mains de l'association belge « The Vintage Dream Factory », une association à but non lucratif sous l'égide de The Aviation Factory et d'Abelag.
Quelle bête gigantesque que cette Mustang ! On voit sans cesse de belles photos de cette caisse, mais cela déforme quelque peu la perception. J'ai eu du mal à saisir à quel point c'était un géant. combattant Eh bien, c'est vrai. Mais dès que j'ai aperçu le Mustang dans son hangar, j'ai eu un choc immédiat. L'avion devait aussi être sorti par tracteur. Entre-temps, j'ai eu droit à un briefing complet, nous avons rempli quelques papiers et j'ai enfilé une de ces combinaisons de vol couleur désert. Un deuxième briefing a suivi, debout sur l'aile, où j'ai sanglé le parachute. On m'a expliqué en détail comment l'utiliser. En tant que passager, j'ai dû d'abord plonger vers l'avant. Compris ?!
Pour atteindre cette aile, je me place d'abord sur le volant à l'avant, je monte sur l'amortisseur et je me hisse. De là, je dois m'installer sur le siège arrière, guidé, ce qui n'est pas particulièrement difficile.
Le cercueil a également dû être transporté à l'extérieur à l'aide d'un tracteur. (Photo : Jan Vanhulle) |
J'avais déjà compris comment utiliser la communication radio dès le premier briefing, mais maintenant, c'est sérieux. Le casque me va parfaitement. J'ai beaucoup de place à l'arrière. La banquette arrière, rare sur le Spitfire, est enfermée dans une deuxième bulle supplémentaire : hideuse. Voici la dais Comme une goutte d'eau en arrière, tirée vers l'arrière par le pilote à l'aide d'une roue tournante. Les quelque 1 500 chevaux sont éveillés et forcés au trot. L'énorme hélice quadripale sera visible comme un disque transparent tout au long du vol. Dans ce diable, qui avale l'essence comme nul autre, nous sommes autorisés à décoller en premier, et c'est parti, roue de queue en premier, prenant de la vitesse un instant, puis, boum, planant à une vitesse respectable de 450 mètres par minute. Quel spectacle et quelle sensation ! Le pilote Frédéric Vormezeele répond immédiatement à ma demande, et avant même que je m'en aperçoive, nous tournons. jet de victoireJ'adore ça. En hommage aux pilotes alliés qui ont risqué leur vie pour notre liberté pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est quelque chose d'exceptionnel. Nous piquons à l'aérodrome de Brasschaat (EBBT), où se déroule une manifestation portes ouvertes. Nous volons à une vitesse incroyable au-dessus de l'aérodrome, si bien qu'aucun photographe ne parvient à nous immortaliser. On recommence. Quel spectacle pour les spectateurs au sol ! Je suis tout avion.
![]() | Quel spectacle cela a dû offrir aux spectateurs présents sur le terrain ! (Photo : Serge Boussemaere) |
Il monte et il en suit un autre jet de victoire: À gauche, et on recommence à droite. Oh mon Dieu ! Maintenant, je prends les commandes. Virage à gauche, virage à droite... Mon autre vie de pilote privé n'est rien en comparaison. Vous ne trouverez pas plus de maniabilité que dans cette Mustang. Je ne vois rien de mieux que de fredonner la chanson de paradis, je suis au paradis, … Direction ensuite Anvers (EBAW) où un atterrissage en douceur sur la surface dure suit, et la Mustang est remise à l'écurie pour le prochain candidat. C'est vous, cher lecteur ? Franchement, c'est un incontournable, et seulement… un seul appel téléphonique suffit: 03 239 6000.
![]() | Sérieusement, c'est un incontournable absolu et seulement un seul appel téléphonique suffit: 03 239 6000. (Photo: Fastaero.be) |
Le lundi suivant, un pilote d'essai était en poste à Courtrai (EBKT). Ce Norvégien, pilote OTAN du programme F-35 et formé à l'école de pilotes d'essai de l'US Navy à Patuxent River, pilote pratiquement tous les types d'avions, y compris des Mustangs, pendant son temps libre. Il a déclaré : « Pour moi aussi, il n'y a pas d'avion plus agréable à piloter que le P-51. » Je suis heureux de pouvoir le confirmer.
Guido Bouckaert





